Le parcours incroyable d’Odile Nacibide…

publié le 19 mars 2019 (modifié le 20 mars 2019)

"J’ai débuté ma carrière en tant que catégorie C, puis, mon envie d’évoluer m’a poussée à dépasser mes zones de confort pour être aujourd’hui par le biais de la formation continue et des concours, administratrice civile par la sélection du tour extérieur.
Oui, j’ai saisi les possibilités offertes en termes d’évolution de carrière : je suis en quelque sorte le fruit de la fonction publique.

Entrée en 1994 à la ville de Paris comme catégorie C caissière-sous régisseur, tout en poursuivant des cours du soir à l’université d’Assas à Paris, je suis reçue en tant qu’adjoint administratif en 1998 au ministère de l’environnement (actuellement ministère de la transition écologique et solidaire). J’enchaîne ensuite le concours de secrétaire administratif de l’équipement en 2003 et je suis la formation post-concours de 4 mois à l’ENTE de Valenciennes. J’en garde un excellent souvenir de la formation et de la région.
Pendant ma formation je produis en équipe un projet de fin de session sur la LOLF et le code des marchés publics.
Je me rappelle avoir dit à Valenciennes, lors d’un entretien : "que pour faire carrière on ne peut pas se contenter de ses diplômes quels qu’ils soient. La réussite dans le poste d’affectation et l’évolution de la carrière passent obligatoirement par la formation. La formation tout au long de sa vie".

Tout au long de ma progression, j’ai développé des compétences variées tant en administration centrale qu’en services déconcentrés et établissement public en métropole et en Outre-mer, telles que : marchés publics, moyens généraux, la logistique, le budget, le management, la politique publique relative à la mer, la politique publique à caractère social dans le domaine de l’hébergement et du logement.

Par ailleurs, la diversité de mon parcours ne m’a pas empêché de m’engager dans la vie associative en tant que bénévole. Ainsi, pendant 14 ans j’ai accompagné une quarantaine d’hommes détenus à la maison d’arrêt de Paris la santé. Cette activité de bénévolat au sein de la maison d’arrêt, basée principalement sur le dialogue a renforcé mes qualités d’écoute et de sang froid. Le jury de sélection au TEAC est sensible aux activités extraprofessionnelles.

Aujourd’hui, administrative civile, j’occupe un poste de sous-directrice adjointe budget, finances et comptabilité au ministère des armées.

Pour terminer, 2 sujets qui me tiennent à coeur… :

  1. L’avenir de la jeunesse, comment éviter le décrochage scolaire ? Quelle perspective leur offrir ? à titre personnel je pense que le Service National Universel (SNU) est un projet qui va dans le bon sens, car il n’est pas le rétablissement du service militaire, mais vise à impliquer davantage la jeunesse française dans la vie de la Nation, "l’unité de la nation dans la diversité de son peuple".
  2. Les initiatives managériales innovantes, qui allient efficacité et bien-être au travail. Je pense que le sujet "du bonheur au travail" doit être porté au plus haut niveau de la hiérarchie de la fonction publique, pour éviter le gâchis des compétences et les risques psychosociaux (RPS).
    Des postes de cadre responsable du bonheur se développent de plus en plus dans le secteur privé pour que chacun ait plaisir à venir travailler. Un agent heureux est plus efficace et motivé, et donc forcément plus rentable pour la structure."