Métiers

publié le 9 août 2013 (modifié le 27 mars 2014)

Les secrétaires d’administration et de contrôle peuvent exercer des fonctions variées.

Les métiers de la spécialité administration générale

Les SACDD-AG exercent des activités de gestion, d’instruction, d’étude ou de contrôle en matière budgétaire, comptable, juridique, de ressources humaines ou de communication et, dans le domaine des affaires maritimes, de contrôle de l’application des lois et règlements.
Par ailleurs, ils peuvent être chargés de l’animation ou de la coordination d’une équipe.

Ils exercent leurs missions en administration centrale, dans les services à compétence nationale ou dans les services déconcentrés du ministre chargé du développement durable ainsi que dans les établissements publics de l’État qui en relèvent.

Ils participent, sous l’autorité de fonctionnaires de niveau hiérarchique supérieur ou d’officiers, à la mise en œuvre des politiques de l’État dans les domaines de l’environnement, des transports, du logement, de la construction, de l’habitat, de l’urbanisme, de la prévention des risques, de la mer, de l’énergie ou dans d’autres domaines relevant des attributions du ministre chargé du développement durable.

On peut classer les métiers exercés selon 4 profils :

-  Le Chargé d’études :
Au cœur des enjeux et de l’exécution des politiques publiques, le métier de chargé d’études est le maillon essentiel à la réalisation de tout projet, quel que soit le domaine traité : il est partie prenante dans les différentes étapes du processus d’étude et d’exécution d’un projet. Son rôle consiste à réaliser ou suivre la réalisation des études et des synthèses visant à caractériser une situation existante ou à identifier les conséquences de politiques publiques.
Il commande ou conduit des études dans différents champs d’intervention pour aider à la mise en œuvre de ces politiques et des orientations stratégiques de la collectivité.
Pour mener à bien ses objectifs, il collecte et organise le traitement d’informations qui lui permettent de développer des qualités d’observation et d’anticipation.
Le chargé d’études analyse des données et les restitue en une information opérationnelle et stratégique d’aide à la décision, au portage des politiques publiques et au choix des orientations stratégiques de son service ou de sa structure. Il est donc le porte-parole des intérêts de l’État et en défend les enjeux et les positions. Il peut également avoir un rôle de conseil et formuler des avis, tout en coordonnant une équipe et en animant un service.

- L’instructeur d’actes administratifs :
Dans le domaine de l’aménagement et de l’urbanisme, l’instructeur instruit les demandes des autorisations d’urbanisme, et prépare les décisions du préfet ou du maire.
Dans le domaine de l’habitat et du logement, il instruit, pour le compte de l’État, d’une collectivité délégataire ou de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), des dossiers de financement d’opérations de logement social.
Les activités d’un instructeur variant selon le domaine dans lequel il évolue peuvent être :

  • établir la recevabilité des dossiers au regard du droit, des règles et du cadre de programmation en vigueur ;
  • repérer et solliciter les avis et besoins d’expertise de suivre et d’organiser l’instruction dans les délais réglementaires, de synthétiser et de proposer une décision ;
  • contrôler les demandes de paiement afférentes et in fine la réalisation de l’opération ;
  • recevoir le public et l’assister dans ses démarches, traiter des dossiers administratifs simples et assurer l’instruction de demandes ;
  • calculer et liquider les taxes au vu d’un dossier ayant reçu une autorisation d’urbanisme, effectuer les rescrits et les contrôles fiscaux des procédures relatives aux taxes d’urbanisme pour l’application du droit des sols.
    Il peut aussi avoir un rôle de portage et d’animation d’une politique : à ce titre, il examine la cohérence et la qualité du projet au regard des documents de programmation ou du projet global de référence, porte assistance et conseil aux maîtres d’ouvrage dans le montage des dossiers de demande de subvention.

- Le gestionnaire en ressources humaines :
Il assure la gestion de proximité des personnels de sa structure, de statuts ministériels
variés. Il utilise pour cela les outils de gestion des ressources humaines des ministères.
Il a un triple rôle :

  • l’instruction de dossier,
  • l’information et de conseil des agents en tant qu’interlocuteur privilégié pour toutes les questions relatives à leur situation administrative et financière,
  • la gestion des procédures : gestion des effectifs, dossiers d’évaluation, de primes, de propositions de distinctions honorifiques, de promotion, les formations, la mobilité dans un contexte d’évolution du métier liée à la mise en place de l’opérateur national de paye, de mutualisation des fonctions support, de diversification des personnels à gérer et de déconcentration des actes de gestion.

- Le gestionnaire en administration générale  :
Les gestionnaires en administration générale jouent un rôle prépondérant dans la programmation et la gestion budgétaire ainsi que dans les missions de suivi et contrôle.
Leurs activités sont :

  • d’assurer la répartition des montants de crédits à allouer dans le cadre des enveloppes budgétaires notifiées et la mise en place et la redistribution des crédits aux unités consommatrices ;
  • le suivi et le contrôle la consommation de crédits des enveloppes budgétaires, des pièces budgétaires et comptables ;
  • la réalisation des études sur les évolutions de la consommation des dotations.
    Ils proposent des éventuelles modifications de dotations ou de modalités de gestion et assurent la diffusion de la réglementation budgétaire.

Les métiers de la spécialité contrôleur des transports terrestres

Leurs missions relèvent de l’application dans le secteur des transports routiers des politiques publiques de régulation économique et sociale, en matière de loyauté de la concurrence, d’amélioration de la sécurité routière et de respect des conditions de travail réglementaires.
À cet effet, ils disposent d’habilitations qui les autorisent à procéder, sur route et en entreprise, au contrôle de l’application des réglementations relatives aux transports routiers. Ces activités les amènent à constater des infractions, prendre des mesures immédiates de protection et assurer le suivi des procédures et enquêtes diligentées. Ainsi, ce régime participe à la régulation du secteur en relevant le comportement des entreprises et les infractions aux réglementations aussi bien dans l’exercice des activités de transports (marchandises, voyageurs, commissionnaires) que sur les conditions de leur exercice sur les plans sociaux (réglementation sociale européenne, travail dissimulé…), économiques (relations de sous-traitance, prix anormalement bas, fiscalité…) et sécurité (code de la route, transports de matières dangereuses, transports exceptionnels, contrôle technique routier…).
Ces compétences s’articulent autour de deux activités essentielles et principales : le contrôle sur route et le contrôle en entreprise.